L’intelligence artificielle, perspectives et défis
L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une technologie de science-fiction. Elle étend aujourd’hui son emprise sur de nombreux secteurs économiques comme l’assurance qu’elle transforme en profondeur.
L’intelligence artificielle en assurance a émergé dans les années 2010, dans les pays ayant un fort écosystème technologique permettant un accès massif aux données clients.
Les Etats Unis, la Chine et la Grande Bretagne ont joué un rôle moteur dans l’émergence d’une telle technologie. Tout comme les Etats, certains acteurs y occupent la place de véritables pionniers en investissant massivement dans les données, les technologies et les startups innovantes. A la tête de cette révolution numérique figurent les américains Lemonade, une assurtech créée en 2015 et les assureurs Progressive et Allstate.
Participent également à ce mouvement deux chinois : Ping An qui, en 2016 met en place une plateforme santé basée sur l’IA, et Zhong An, une assurtech 100% numérique créée en 2013.
En Europe, Axa et Allianz figurent parmi les premiers à utiliser l’IA pour automatiser et analyser certains dossiers.
L’intelligence artificielle ouvre de nombreuses opportunités pour les assureurs mais soulève aussi des défis éthiques et sociaux majeurs. Elle peut amplifier les discriminations lorsqu'elle est confrontée à des données contenant des préjugés. Les données fournies manquent parfois de transparence et surtout de traçabilité. L’IA repose sur l’exploitation massive de données comme en assurance santé, d’où risque de violation de la vie privée.
Autre source d’inquiétude, l’automatisation de la relation clients, de la gestion des sinistres et de l’analyse des risques menace des millions d’emplois traditionnels.
En fait, assureurs et autorités publiques doivent trouver un équilibre entre innovation, efficacité, protection des données personnelles des assurés et transparence.
Ultime défi, les assureurs doivent non seulement former leurs équipes et sécuriser les données mais surtout intégrer l’humain au cœur des décisions.





